Les bonbons chocolat

BONBONS CHOCOLAT

CHOCOLAT : n.m. (espagnol chocolate emprunté à l'aztèque)
Produit composé d'amandes de cacao et de sucre.

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Histoire du chocolat

-6000 : présence du cacaoyer, Theobroma cacao, à l'état sauvage, dans les bassins de l'Orénoque et de l'Amazone, la région tropicale de l'Amérique du sud. Les autochtones prêtent des vertus thérapeutiques à sa fève qu'ils consomment sous forme liquide.
-1700 : Toltèques et Itzas, premiers peuples à cultiver le cacaoyer, l'introduisent au Yucatan. Les fèves sont utilisées comme monnaie d'échange, paiement de l'impôt malgré leur dimension religieuse ; la boisson au cacao nourrit au-delà de la mort.
-1600 : le mot cacao existe déjà dans la langue olmèque qui a toujours considéré le cacaoyer comme l'arbre des dieux.
-1000 : les fèves de cacao sont utilisées par les habitants de l'Amérique centrale comme monnaie d’échange et unité de calcul.
-600 : les Mayas de Colha, Nord du Belize, buvaient du chocolat selon les chercheurs du Hershey Foods Technical Center de Pennsylvanie et du Département d'anthropologie de l'université du Texas. Dans des tombes qui datent de 600 avant J.-C. à 250, trois poteries gardent des traces de théobromine, une des 500 substances du cacao. Le cacao y était vraisemblablement utilisé à des fins thérapeutiques ou religieuses.
1350 : les Aztèques associent le chocolat à Xochiquetzal, la déesse de la fertilité. Le chocolat est consommé sous forme de bouillie épaisse, Xocoatl, faite de fèves de cacao avec du piment, du gingembre, du miel, le tout bouilli et battu avec un fouet pour faire mousser, puis versé sur du maïs cuit. Le Xocoatl était censé combattre la fatigue, un des effets de la théobromine.
Selon un registre de l’époque des Aztèques au Mexique, des livraisons de cacao étaient imposées comme tribut aux peuplades conquises.

1502 : juillet, au terme de son quatrième voyage vers l’Amérique, Christophe Colomb débarque au Nicaragua. Le 30 juillet, son bateau mouille au large de l’île de Guanaja, à quelques milles nautiques de l'Honduras actuel. Il est le premier Européen à découvrir la fève de cacao que les indigènes utilisent comme monnaie et pour la préparation d’une boisson. Un grand bateau indigène de vingt-cinq rameurs vint à notre rencontre. Leur chef, abrité par un toit, nous offrit des tissus, de beaux objets de cuivre et des amandes qui leur servent de monnaie et avec lesquelles ils préparent une boisson. Colomb goûte, trouve le breuvage amer et épicé, les Indiens repartent avec un peu de verroterie. Uniquement préoccupé par la recherche d’une voie maritime vers les Indes, Christophe Colomb ne prête plus le moindre intérêt à cette découverte, aux amandes.
1519 : les Aztèques qui attendent le retour de Quetzacoaltl, parti à bord d'un grand bateau vers l'Est, voient arriver un bateau du Levant. Ils n'ont jamais vu d'hommes à la peau blanche et barbus. Le conquistador Hernán Cortés est accueilli comme un dieu par Moctezuma, le dernier empereur aztèque, et en est très surpris. A la fin du banquet il lui a été présenté un gobelet d'or contenant le breuvage divin. Si la vaisselle ne manque pas d'attiser sa convoitise le chocolat à la mode locale lui paraît le mets le plus exécrable dont il soit possible d'approcher les lèvres humaines mais les Aztèques sont nombreux, il boit.
Les Espagnols vont s'habituent peu à peu à cette boisson au goût sauvage mais remplacent le piment par de la vanille, et ajoutent de l'ambre gris, du musc et du sucre. 1527 : Cortés rapporte en Espagne la fameuse recette de chocolat chaud adaptée au goût des colons de la nouvelle Espagne ainsi que les ustensiles pour le préparer : chocolatière et moussoir.
1559 : Emmanuel Philibert de Savoie fait déjà découvrir le cacao à ses concitoyens.
1569 : le Pape Pie V trouve le cacao si désagréable qu’il déclare que cette boisson ne rompt pas le jeûne.
1585 : la guerre oppose Hollandais et Espagnols, un navire hollandais aborde un bateau espagnol. La cargaison de fèves de cacao est passée par-dessus bord, prise pour des crottes de biques. Une première cargaison, en provenance de Veracruz parviendra à Séville et n'intéressera que les botanistes.
Au Mexique, l'aristocratie consomme de plus en plus de chocolat chaud. Les femmes ont l'habitude de s'en faire servir toutes les deux heures y compris pendant les longs offices religieux. Ce qui ne manque pas de provoquer l'ire de l'évêque de Chiapas. Il mourra empoisonné par une tasse de chocolat.
Le commerce du cacao débutera lentement et pourtant les nobles décideront de frapper d'énormes taxes le cacao pour le mettre hors de portée du peuple.



Suite de la saga du chocolat


Quelque part dans le bassin de l'Orenoque, l'origine du cacao
Plat et fèves de cacao mayas, entre 600 et 900
Xochiquetzal
Guanaja
Première rencontre de Colomb avec les Aztèques, 30 juillet 1502, Guanaja
Hernán Cortés, 1485 - 1547
Chocolatière maya
Vieux port de Veracruz
Cacaoyer

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