Les bonbons chocolat

BONBONS CHOCOLAT

CACAO : n.m. (espagnol cacao emprunté à l'aztèque)
Graine du cacaoyer. (on dit aussi quelquefois
FÈVE DE CACAO.)

Google
Web Boulangerie

¦ Pralinés découpés ¦  Chocolats dressés  ¦   Recettes de truffes    ¦  Fruits au chocolat  ¦  Massepains chocolatés  ¦  Chocolats coulés  ¦ Spécialités ¦




Histoire du chocolat

XVIIème siècle : les Hollandais vont s'emparer du monopole des Espagnols sur le cacao et contrôler le marché mondial. En guerre contre l'Espagne catholique, ils voient, dans la cabosse, un moyen de saper le monopole de Charles Quint et ils introduisent des tonnes de fèves en France.
La consommation de chocolat va augmenter mais la production stagne. Les ouvriers des chocolateries ont un faible rendement, ils écrasent les fèves à genoux, comme les Aztèques le faisaient. Les contrefaçons augmentent, des colporteurs vendent de la pâte d'amande avec des résidus de cacao qu'ils font passer pour du chocolat.
1606 : Antonio Carletti introduit le cacao en Italie, à son retour des Amériques. Apparition des premiers cioccolatieri, le chocolat séduit Florence et l'Italie.
1609 : les juifs chassés d'Espagne puis du Portugal par l'Inquisition arrivent à Bayonne. Ils comptent de nombreux chocolatiers et vont faire de la ville le principal centre de production français de chocolat.
Les princes allemands et polonais goûtent au chocolat.
Mexique, édition du Libro en el cual se trata del chocolate, le premier ouvrage consacré exclusivement au chocolat.
1615 : Anne d'Autriche, infante d'Espagne, épouse Louis XIII et fait partager sa passion du chocolat à la cour de France. Ses adeptes voient en lui une excentricité rare, réservée à quelques'uns. La petite Infante, solitaire, mal aimée, noiera sa nostalgie de la Cours d'Espagne dans des chocolats épicés et parfumés à la cannelle. On ira même jusqu'à affirmer, en coulisse, qu'elle aurait donné naissance à une petite princesse au teint trop foncé dû à son amour immodéré du chocolat [un moindre mal quelque part]. Un bon chocolat espagnol est tout un art : pour 100 grains de cacao grillés, pilés et dégraissés, il fallait 12 amandes et 12 noisettes broyées, un demi-pain de sucre concassé, une cuillerée de miel, des grains d'anis et deux grains poivre du Mexique ou grains de chili, six roses d'Alexandrie, une gousse de campêche et deux drachmes de cannelle.
Grand précurseur sur ce point, le duc d'Albe se constituera une cave de cacao, comme d'autres de grands vins.
1624 : un théologien publie un écrit condamnant la consommation de chocolat, échauffant les esprits et les passions, dans les couvents.
1641 : de Naples, Johann Volckammer, un savant de Nuremberg, ramène les premières fèves de cacao en Allemagne.
1643 : l'amant d'Anne d'Autriche, le Cardinal de Mazarin, emploie un chocolatier personnel recruté en Italie. Officiellement le chocolat soigne sa rate. La reine devenue régente impose vraiment son goût pour le chocolat, sensé lui redonner des forces. Tout est prétexte à une tasse de chocolat chaud.
1650 : l'Allemagne, ruinée par la guerre de trente ans, reste fermée à la pénétration des produits exotiques comme le chocolat.
1655 : l'Angleterre prend la Jamaïque et ses plantations de cacao. Le chocolat émerge en Angleterre sous forme de boisson et son arrivée coïncide avec celle du thé de Chine et du café d’Orient mais reste un mets réservé aux classes aisées.
1656 : première plantation de cacaoyer en Martinique.
1657 : un pionnier français anonyme lance une mode à Londres en y ouvrant la première chocolate house. Elles rivaliseront avec les coffee houses. Les hommes politiques vont au Cocoa Tree, au White's, boire un chocolat et acheter ses billets de théâtre. Les Anglais remplacent l'eau par du lait est y ajoute oeufs ou, et, Madère, jusqu'à de la fécule pour alléger.
1659 : Louis XIV aimait concocter des petits plats dans ses appartements mais n'aimait guerre le chocolat. Cet aliment trompe la faim mais ne remplit pas l'estomac.
28 mai, il accorde pourtant au toulousain David Chaillou, officier de la Reine, par lettres patentes et privilège royal, pour une durée de 29 ans, le droit de fabriquer et de vendre : une certaine composition que l’on nomme le chocolat (...) soit en liqueur ou pastilles ou en boîtes, ou en telle autre manière qu’il lui plaira. Droit sur toute l’étendue du royaume et l'ouverture de la première chocolaterie dans le quartier des Halles. Chaillou ouvre sa première boutique rue de l'Arbre Sec. A cette époque, les fèves sont grillées dans une bassine et pilées au mortier comme chez les Aztèques. Chaillou modifie l'étape du broyage par l'utilisation d'un lourd rouleau de fer.
1660 : le mariage de Louis XIV avec Marie Thérèse d'Autriche, augmente l'engouement des courtisans pour le chocolat. A Versailles, il devient la grande mode : on en sert tous les lundis, mercredis et jeudis dans les salons de la Cour.
1670 : le timonier Pedro Bravo do los Camerinos met pied à terre et s'installe aux Philippines. Il va se vouer à la culture du cacao et créé l’une des plus grandes plantations de l’époque.
1671 : on boit le chocolat chaud ou froid. Sa consommation, au cours des rendez-vous galants, fait bonne figure.
Mme de Sévigné écrit à Madame de Grignan, sa fille, au sujet du chocolat : J'en ai pris avant hier pour digérer mon dîner afin de bien souper. Et j'en ai pris hier pour me nourrir, afin de jeûner jusqu'à ce soir. Il m'a fait tous les effets que je voulais, voilà en quoi je le trouve plaisant, c'est qu'il agit selon l'intention.
Le Duc de Plessis-Praslin, connu pour sa gourmandise, attend impatiemment son dessert. En cuisine les catastrophes se succèdent : une casserole pleine de sucre caramel a été renversée sur les amandes. Le chef désespéré lui sert ce mélange refroidi. Le duc enchanté n'hésite pas à baptiser le nouveau dessert Prasline. Le Praliné d'aujourd'hui n'est autre que l'évolution de cette gourmandise.
1674 : Londres, Coffe Mill and Tobasco Roll propose le chocolat en boudins à l'espagnol, l'ancêtre du chocolat à croquer, et des pastilles de chocolat.
1677 : Brésil, le dernier pays à obtenir une position importante au sein du marché mondial du cacao, crée dans l'Etat de Parà ses premières plantations de cacao sur la base d'un décret royal du 1er novembre.
1680 : chocolat apparaît dans le Dictionnaire français de Richelet.
1681 : France, le fisc s'adjuge un monopole sur le chocolat dont le commence s'intensifie à un bon prix.
1693 : France, le monopole de David Chaillou est fini. Le chocolat est alors fabriqué par un certain nombre d'apothicaires et marchands d'épices.
1697 : Heinrich Escher, chef du gouvernement zurichois, revient enchanté d'une visite à Bruxelles où il a goûté une boisson au chocolat.


Suite de la saga du chocolat


Piet Hyan, corsaire hollandais du début du XVIIème siècle
Florence capitale des cioccolatieri
3 Anne d'Autriche dans les années 1620
Cacaoyer
Mazarin et Anne d'Autriche
Jamaïque, préparation du cacao
Louis XIV vers 1660
Rue de l'Arbre Sec, Paris
Cacao au Philippines
Duc de Plessis-Praslin, connu pour sa gourmandise
Belém capitale du Pará, Brésil
Zurich

¦ Pâtes ¦ Masses et tourtes ¦ Pâtisserie ¦ Petits fours ¦ Entremets ¦ Crèmes et glaces ¦ Confiserie ¦ Bonbons chocolat ¦ Boissons ¦ Divers ¦ ¦